Presse

La construction passive

Il y a 10 ans, le premier bâtiment passif français sortait de terre. Depuis, près de 3 000 autres ont été réalisés, et des chantiers essaiment sur tout le territoire. De prototype anticipatoire, la construction passive est devenue, en une décennie, le mode constructif dans lequel il faut investir. L’inscription du passif au Plan Local de l’Habitat de la Métropole de Rennes, en 2016, est une des nombreuses manifestations de cette dynamique.

 

En France, Passi’bat est le premier salon qui se consacre au bâtiment passif. Il a pour vocation de rassembler en un même lieu tous les acteurs de la construction très basse consommations présents en France.

 

Depuis 11 éditions, ses allées ont été le témoin fidèle de l’évolution du passif français, accueillant 1 500 visiteurs en 2013, puis 2 500 lors de la dernière édition, en 2016. Reflet de cette montée en puissance, Passi’bat investira en 2018, pour la première fois, la Porte de Versailles, et ouvrira ses portes à 3 000 visiteurs.

 

Cet événement unique en son genre est organisé par La Maison Passive, association française de promotion du passif, en collaboration avec A Vivre Événements.

Contact

La Maison Passive France
110, rue Réaumur, 75002 Paris
Madeleine Martin

comm@lamaisonpassive.fr 01 42 21 02 61

Actualité

« Des mesures simples, comme une meilleure isolation des bâtiments, pourrait réduire les émissions de près de 80%. Par exemple, avec des fenêtres mieux isolées, environ 4 milliards d’euros et 25 millions de tonnes de CO2 pourraient être épargnés chaque année… ». Les 18 et 19 mai derniers, les euro députés ont approuvé les projets de directive sur l’efficacité énergétique des bâtiments selon lesquels d’ici la fin de 2020 tous les bâtiments nouvellement construits en Europe devront être d' »une performance énergétique très élevée ». Le secteur public doit donner l’exemple à compter de 2018. En novembre 2009, le Comité économique et social européen avait fait explicitement référence au standard Maison Passive : « … il convient de se référer à présent aux maisons dites « passives », dont la consommation annuelle d’énergie de chauffage s’élève à 15 kWh/m2 maximum. » (art. 4.12).

Le standard Maison Passive est né au milieu des années 90 dans le nord de l’Europe. Les fondateurs, les professeurs allemand Wolfgang Feist et suédois Bo Adamson, basent alors leur réflexion sur le fait que la dépense en énergie des bâtiments repose en grande partie sur le chauffage. En misant sur l’isolation, l’étanchéité des vitrages, le contrôle de la ventilation et la prévention des ponts thermiques, il est très certainement possible de réduire considérablement cette dépense. Un groupe de scientifiques est créé et financé par le ministère de l’économie et de la technique de la Hesse. Des mesures sont prises et maintes fois vérifiées. Sur le papier, il est désormais possible de concevoir des maisons passives. En 1990, le premier bâtiment passif, un immeuble de quatre logements est construit à Darmstadt Kranichstein, en Allemagne. En 1991 quatre familles s’y installent. Les mêmes familles y vivent toujours aujourd’hui.

La notion de « maison passive » désigne une maison à très faible consommation énergétique. Le label « bâtiment passif / Passivhaus® », accessible en France depuis novembre 2009 auprès de l’association la Maison Passive France, est accordé aux bâtiments ayant un besoin annuel en chauffage inférieur ou égal à 15 kWh/m² d’énergie utile. La consommation globale du bâtiment ne doit pas dépasser 120 kWh/m²/an en énergie primaire, tous usages confondus. La mesure de l’étanchéité du bâtiment doit révéler une déperdition maximale de 0,6 volume d’air par heure sous une pression de 50 Pascal (équivalent à un vent moyen sur les quatre faces du bâtiment). Ce label, outre qu’il est une garantie de qualité, assure au bâtiment, qu’il est prêt pour être une vraie construction durable, répondant aux exigences du protocole de Kyoto pour 2050.

Convaincue du bien fondé du bâtiment passif, l’Europe finance depuis plusieurs années déjà le lancement et la mise en place, en France notamment, de programmes de formation à la construction passive. Dans certaines régions, des aides sont accordées, via les banques, les Conseils régionaux, les Ademes, etc. Ce qu’il en est des subventions nationales accordées à la construction passive ? Si, pour la rénovation passive les aides sont les mêmes que pour toute autre rénovation, dans le neuf, la réponse est claire : rien, aucun soutien financier n’est à ce jour prévu.

 Passi’bat, une manifestation de La Maison Passive, organisée par À VIVRE Évènements